Boris Eyebe a démontré dans cette Étude que lesdites visites s’inscrivent dans une double logique. D’une part, elles revêtent un caractère diplômatique et se consignent de ce fait dans le cadre des relations internationales et, d’autre part, elles sont des visites pastorales d’un chef religieux à la communauté catholique du Cameroun. Ce pays a reçu trois visites pontificales en l’espace de vingt-cinq années pour plusieurs raisons, lesquelles étaient : découvrir l’Eglise particulière du pays, imprégner de sa ferveur spirituelle, confirmer les ouailles dans la foi et promulguer les documents liés aux synodes des évêques africains à Rome. Toutefois, il n’en demeure pas moins vrai que ces visites présentent un caractère plus pastoral que diplomatique de par les actes et les paroles des souverains pontifes. De ce qui précède, l’auteur souligne que ces visites papales ont été des occasions idoines pour les papes d’être en communion avec l’Eglise particulière d’ici, de donner des recommandations, de traiter certains problèmes factuels et de préparer une plateforme de discussions à propos de certaines préoccupations importantes de l’Eglise d’Afrique. C’est ainsi que l’objet de la visite de 1995 fût la présentation des travaux issus du premier synode des évêques africains à Rome consignés dans l’Exhortation apostolique Ecclésia in Africa et celle de 2009, la remise de l’Instrumental Laboris qui marquait concrètement le début de la préparation du deuxième synode des évêques africains sous le thème : « l’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix: vous êtes le sel de la terre, vous êtes là lumière du monde ». Etant donné l’importance qu’elles revêtent, il n’est point de doute qu’elles aient des conséquences à long et à court terme pour le Cameroun et surtout pour son Église particulière. C’est ainsi qu’on peut les percevoir tant sur le plan diplomatique que religieux, notamment avec le renforcement de la coopération entre les deux pays, le désir de combattre la violence, la nomination de nouveaux évêques, la création de nouveaux diocèses et la gestion des problèmes spécifiques de l’Eglise d’Afrique.
RÉSUMÉ
Le sujet qui a fait l’objet de notre recherche en qualité d’historien dilettante en master est libellé: « Les visites pontificales au Cameroun : imprégnation, promulgation des documents synodaux et revitalisation de l’Eglise locale. (1985-2009) ».Nous avons démontré dans cette travail que les pérégrinations papales au Cameroun s’inscrivent avant tout dans une double logique. D’une part, elles revêtent un caractère diplomatique et se consignent de ce fait dans le cadre des relations internationales et d’autres part, elles sont des visites pastorales d’un chef religieux à la communauté catholique de notre pays. Les papes sont venus au Cameroun trois fois en l’espace de vingt-cinq années pour deux principales raisons à savoir : découvrir l’Eglise du Cameroun, s’imprégner de sa ferveur spirituelle, confirmer les catholiques dans la foi d’une part, et promulguer les documents liés aux synodes des évêques africains à Rome d’autre part. Toutefois, il n’en demeure pas moins vrai que ces visites revêtent un caractère plus pastoral que diplomatique de par les actes, les gestes et les paroles des souverains pontifes. De ce qui précède, nous pouvons souligner que ces visites papales n’étant guère des voyages touristiques, ont été des moments où les papes Jean Paul II et Benoit XVI sont entrés en communion avec l’Eglise particulière du Cameroun, ont donné des recommandations, traité certains problèmes factuels ou bien préparé une plateforme de discussions à propos de certaines préoccupations importantes de la vie de l’Eglise. C’est ainsi que l’objet de la visite de 1995 fût la présentation des travaux issus du premier synode des évêques africains à Rome consignés dans l’exhortation apostolique « Ecclésia in africa » et celle de 2009, la remise de l’« instrumentum laboris » qui marquait concrètement le début de la préparation du deuxième synode des évêques africains sous le thème : « l’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix ». Etant donné l’importance qu’elles revêtent, il n’est point de doute qu’elles aient des conséquences à long et à court terme pour le Cameroun et surtout pour son Eglise particulière. C’est ainsi qu’on peut les percevoir tant sur le plan diplomatique que religieux, notamment avec le renforcement de la coopération entre les deux pays, le désir de combattre la violence, la nomination de nouveaux évêques, la création de nouveaux diocèses et la gestion des problèmes spécifiques de l’Eglise d’Afrique. La problématique interroge les motivations et les raisons des visites pontificales au Cameroun, leur importance dans la vie courante des camerounais, leur teneur spirituelle chez les fidèles catholiques et la portée au sens des résultats d’un processus déclenché. Le travail est reparti en quatre parties intégrant l’historique des relations entre le Cameroun et le Saint-Siège, les Raisons des visites pontificales et l’explication d’un Cameroun destination prisée des papes en Afrique, les retombées et une évaluation critique de ces pérégrinations.